La guerre en Iran crée une onde de choc sur les marchés énergétiques, notamment avec la fermeture du détroit d'Ormuz, entraînant une flambée des prix des hydrocarbures. En France, les consommateurs s'interrogent : leur facture de gaz et d'électricité fera-t-elle également l'objet d'une hausse, à l'instar des prix des carburants ?
Le carburant à la hausse
Le prix du baril de pétrole a franchi la barre symbolique des 100 dollars, atteignant même des sommets à 120 dollars début mars. Cette augmentation impacte directement les prix à la pompe, avec un litre de gazole se rapprochant des 2 euros, un bond notable depuis le début du conflit.
Selon des informations relayées par France Info, la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a indiqué qu'il n'est pas encore le moment de mettre en place des aides gouvernementales pour atténuer cette hausse. Elle a aussi rejeté l'idée d'une réduction de la TVA sur les carburants, mesurant les conséquences fiscales potentielles.
Après un pic, le baril a chuté à environ 90 dollars, suite aux déclarations de Donald Trump, qui a suggéré une fin imminente du conflit. Toutefois, l’impact de cette fluctuation sur les prix à la pompe reste incertain.
Une hausse contrôlée pour le gaz et l'électricité
En ce qui concerne le gaz, les prévisions sont moins alarmantes qu'en 2022, durant la guerre en Ukraine, grâce à la diversification des sources d'approvisionnement en Europe. Comme le précise Le Monde, l’Union européenne se tourne davantage vers le gaz américain, réduisant sa dépendance vis-à-vis de l'importation du Qatar.
Néanmoins, le ministère de l’Économie anticipe une augmentation de 5 à 10 % des prix pour les consommateurs n'ayant pas de contrat à prix fixe, malgré la protection offerte à ceux qui en disposent. Selon des experts de l'économie, bien que 7 millions de Français soient concernés, cette hausse se produira au moment où la consommation va connaitre une baisse naturelle avec l'arrivée du printemps.
Quant à l'électricité, la situation semble plus favorable. Avantageusement placé avec un parc nucléaire actif, la France reste un exportateur net d’électricité, ce qui devrait à terme stabiliser les prix, comme l'indique le rapport du ministère de l'Économie. Les fluctuations des prix de l'électricité devraient donc s'avérer moins prononcées dans les semaines à venir.







