La Royal Navy britannique traverse une période tumultueuse, suscitant de vives critiques à l'encontre du gouvernement. En raison de l'état de ses navires, elle n’est en mesure de déployer que le HMS Dragon, parmi ses six destroyers, les autres étant immobilisés en cale sèche pour réparations. Actuellement, seules deux des sept frégates sont opérationnelles, comme l’indique le journal The Telegraph.
« La situation actuelle est désolante, avec un nombre de navires insuffisant », souligne l’amiral Alan West, ancien chef de la Royal Navy. « Les coupes budgétaires et un mauvais suivi des investissements dans la défense ont conduit à cette impasse », a-t-il ajouté.
Une flottille en danger
Les défis auxquels fait face la Royal Navy s’accumulent, piégée dans un cercle vicieux incluant des difficultés de recrutement, des carences en infrastructures d’entretien et la privatisation des opérations de maintenance. Des sources militaires françaises affirment que « le Royaume-Uni subit les conséquences de plusieurs années de sous-investissement ».
Elio Calcagno, expert à l’Institut d'affaires internationales italien, déclare pour l’AFP que cette situation médicale est alarmante : « La Royal Navy n’a pas pu mettre en service de nouveaux navires de guerre depuis plus de cinq ans ». L’urgence de la situation s’intensifie, alors que les marines européennes, déjà surmenées, doivent faire face à un nombre croissant de menaces maritimes.
Des réactions politiques croissantes
Le déploiement du HMS Dragon survient après une attaque récente d'un drone iranien sur une base de la Royal Air Force à Chypre, suscitant des délais critiques pour le renforcement de la sécurité britannique. Le ministre de la Défense, John Healey, a défendu les efforts des équipes qui ont réussi à préparer le navire en un temps record, pourtant, l'opposition conservatrice, représentée par Kemi Badenoch, ne manque pas de faire entendre sa voix. « La France a envoyé plusieurs navires en Méditerranée. Pendant ce temps, le Premier ministre britannique reste muet. Que fait-il réellement ? », a-t-elle questionné lors d’une récente déclaration.







