Les récentes déclarations du ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, ont semé la confusion. Ce mardi, il a affirmé que la Marine américaine avait escorté un pétrolier à travers le détroit d'Ormuz, une annonce qui a brièvement rassuré les marchés avant d'être fermement démentie par Téhéran et la Maison-Blanche.
Chris Wright a publié un message sur X, accompagné d'une vidéo, affirmant que les États-Unis s'assuraient que les pétroliers pouvaient continuer à circuler. Cependant, il a ensuite supprimé sa publication, révélant l’incertitude qui règne au sein de l’administration de Donald Trump. Selon des données de MarineTraffic, environ 20 % de la production mondiale de pétrole transite par ce détroit vital, actuellement sous tension en raison des récentes frappes américano-israéliennes.
Ali-Mohammad Naïni, porte-parole des Gardiens de la Révolution, a réfuté les allégations américaines. « Aucun navire de guerre américain n’a osé s’approcher de la mer d’Oman, du Golfe persique, ou du détroit d’Ormuz durant ce conflit », a-t-il affirmé, soulignant la fermeté de Téhéran face à la situation actuelle.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a également confirmé l'erroneité des propos de Chris Wright lors d'une conférence de presse, aggravant la confusion parmi les investisseurs déjà inquiets face aux fluctuations du marché du pétrole.
Les menaces de Donald Trump et l'appel à la prudence
Plus d'une vingtaine de navires commerciaux ont récemment été détectés dans le détroit, dont plusieurs pétroliers chargés de pétrole et de gaz. Cette situation précaire intensifie les tensions, les Gardiens de la Révolution insistant sur le fait qu’ils n'autoriseraient pas l'exportation d'un seul litre de pétrole vers « le camp ennemi ».
Donald Trump, pour sa part, a averti qu’il frapperait l'Iran « beaucoup plus fort » si le pays devait entraver le transit pétrolier. En réponse aux préoccupations croissantes, l'Agence internationale de l'Énergie a convoqué une réunion exceptionnelle pour évaluer la nécessité de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole, bien qu'aucune décision n'ait été prise pour l'heure.







