Face à une série de crises, notamment la guerre au Moyen-Orient, un nombre croissant de Français a fait le choix de se désengager. Ce mouvement, surnommé nepaïsme, incarne l'envie d'une "vie tranquille, à l'abri des tumultes".
Ces individus, qui se désintéressent de la société, revendiquent leur choix. Qui sont ces Français qui choisissent de se dissocier du monde qui les entoure ? Voter, investir dans le travail ou s'engager dans la vie de famille ne les séduisent plus. Ce désintérêt, selon des experts, découle d’un sentiment d'être accablé par les crises, comme l'affirme une enquête de Libération.
RTL a recueilli les témoignages de ces nepaïstes. Alix, une trentenaire, explique qu'elle a ignoré les militants venus frapper à sa porte lors des élections municipales. "Je faisais semblant de rien, j'ai attendu qu'ils s'en aillent", témoigne-t-elle. Pour elle, ne pas voter est une option consciente.
Elle ajoute : "Voter ne procure plus le sentiment d'un engagement citoyen fort, surtout dans ce contexte de crises. Je doute que mon vote fasse une différence. Cela témoigne d'un détachement réel vis-à-vis des enjeux politiques actuels."
"On n'a pas envie de reproduire la même chose"
Lors d'une pause sous le soleil, une collègue d'Alix partage son point de vue sur le monde du travail. "Autrefois, je me battait pour progresser. Aujourd'hui, je ressens une profonde désillusion. Mon père, entrepreneur, ne prenait jamais de vacances, travaillant sans relâche. Je ne souhaite pas hériter de ce modèle de vie", confie-t-elle au micro de RTL.
Ce phénomène de nepaïsme soulève des questions sur l'avenir de l'engagement citoyen et professionnel en France, où de plus en plus de jeunes choisissent de vivre en dehors des normes traditionnelles. Selon des sociologues, cela pourrait être le signe d'une génération en quête de sens au-delà des conventions établies.







