Le droit international humanitaire, principe fondamental souvent ignoré, est au cœur des préoccupations de l'ONG Care France. Adéa Guillot, porte-parole de cette organisation, a lancé un appel fort aux États pour qu'ils prennent leurs responsabilités face à la crise au Liban.
Mercredi 11 mars, sur franceinfo, Guillot a dénoncé "le mépris de la vie civile", en soulignant que la situation est catastrophique. En effet, au Liban, où Care est active depuis deux décennies, 700 000 personnes ont dû fuir leur foyer, exacerbant une crise déjà profonde.
Il est crucial de se rappeler, selon Guillot, que "avant même d'évoquer une sortie de crise, l'urgence est de secourir les déplacés". La détresse est telle que certains d'entre eux ont fui sans rien emporter, parfois en pyjama et pieds nus, une situation que Guillot compare à 11 millions de personnes en France qui devraient partir en un temps record. "Leur monde s’effondre sous leurs pieds," a-t-elle déclaré, insistant sur l’ampleur de la tragédie humanitaire.
Avec l’hiver encore présent à Beyrouth, Care France identifie des besoins essentiels en nourriture, eau, couvertures et articles hygiéniques. La réalité est que le Liban, déjà éprouvé par des crises multiples, "n’a pas les ressources nécessaires pour faire face à une telle affluence de déplacés".
Pour approfondir le sujet, vous pouvez lire ce reportage qui décrit comment les chrétiens du sud du Liban s'organisent pour protéger leurs villages.







