Les bombardements israéliens continuent de ravager la capitale libanaise, Beyrouth, où de puissantes explosions retentissent au cœur des quartiers résidentiels. Au cours de la nuit du 11 au 12 mars, une frappe a visé le front de mer, où des déplacés, cherchant refuge, ont trouvé la mort. Les premiers bilans font état d'au moins 12 victimes et une trentaine de blessés.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Le 12 mars, de nouvelles frappes ont secoué le centre de Beyrouth. Les habitants, munis de téléphones, ont immortalisé ce chaos alors que l'armée israélienne avait cette fois-ci prévenu de l'attaque, contrairement à la nuit précédente. “On a dormi ici, moi, ma fille et ma femme. Dès qu’on a entendu les bombes, on est sortis, et il y a eu la deuxième attaque”, raconte un homme blessé par des éclats. Il s'interroge, désespéré : “Quelle était la cible ? Ici, ce ne sont que des enfants et des familles.”
Plus de 800 000 Libanais ont fui leur maison depuis le début de la guerre
La raison de ces frappes demeure floue. L'armée israélienne affirme avoir ciblé des responsables iraniens alliés du Hezbollah, dissimulés parmi les populations civiles. Toutefois, des témoins rétorquent qu'aucune cible militaire n'est visible dans ce quartier touristique. “Des frappes précises ne peuvent pas être annoncées à l’avance, sinon la cible est compromise”, a déclaré Olivier Rafowicz, porte-parole de l'armée israélienne, soulignant la complexité de la situation.
La peur s’est installée parmi les Libanais, avec plus de 800 000 d’entre eux ayant quitté leur domicile depuis le début du conflit. Un habitant a déclaré : “Le Hezbollah représente une part significative de notre société. Nous cohabitons avec une menace constante.” En réponse à cette crise humanitaire, la France a dépêché un avion acheminant 60 tonnes de médicaments et de matériel d'assistance pour soutenir les victimes et les déplacés.







