Publié le 12 mars 2026
L'essentiel
- Un internaute partage une vidéo de Tel Aviv bombardée et évoque une possible peine de prison.
- Un avocat israélien confirme des restrictions sur la publication d'images de frappes.
- Les sanctions varient mais pourraient aller jusqu'à cinq ans de prison pour des informations classifiées.
Depuis le déclenchement des hostilités en Iran le 28 février, les réseaux sociaux sont inondés de vidéos sur le conflit, mais entre vraies informations et désinformations, il est essentiel d'exercer un discernement. Comme l'indique 20 Minutes, de nombreuses images sont manipulées, y compris celles des missiles iraniens frappant Israël.
Des utilisateurs des réseaux sociaux affirment que les Israéliens risquent jusqu'à cinq ans de prison s'ils partagent des vidéos de ces frappes. Cette affirmation, largement diffusée, a été relayée par plusieurs profils sur X, comme le souligne ce tweet. Toutefois, la réalité de la loi est plus nuancée.
Contacté pour vérifier ces allégations, un avocat basé à Tel Aviv a précisé qu'une ordonnance d'urgence, établie en juin 2025, interdit de publier tout contenu relatif à la localisation des impacts de missiles sans l'accord de la censure militaire. Selon le Commandement du Front Intérieur, cette censure s'applique à tous les médias y compris les réseaux sociaux.
Censure militaire
Les conséquences d'une infraction peuvent entraîner une peine maximale de trois ans, voire cinq ans pour des informations jugées classifiées. Le spécialiste du droit israélien souligne que les menaces de cinq ans font référence à une autre législation, mais l'argument demeure : il est préférable de rester prudent dans la publication d'images sensibles.
Pourtant, les citoyens continuent de partager des vidéos et des photos de la guerre, comme le note CNN, qui affirme que la censure vise principalement les médias internationaux. Ainsi, malgré la tension et la peur des représailles judiciaires, beaucoup choisissent de faire entendre leur voix à travers les médias sociaux.
Bien que l'ordonnance suggère une certaine transparence, le flou qui l'entoure empêche de déterminer jusqu'où vont réellement les mesures de censure. Le public israélien est encouragé à éviter de partager des fichiers compromettants, non seulement pour leur sécurité, mais aussi pour perturber les opérations adverses.







