Les tensions s'intensifient dans le Kurdistan irakien, où des bases militaires américaines et italiennes ont récemment été ciblées par des frappes. Face à la menace croissante de l'Iran, les combattants kurdes, regroupés dans des camps d'opposition, s'affirment déterminés et prêts à mener des actions offensives. Un reportage de France Télévisions met en lumière cette situation sous tension.
Durant la nuit du 11 mars, des explosions ont résonné dans le ciel d'Erbil, illustrant les récentes frappes ayant touché une base italienne à proximité d'un camp américain. Heureusement, aucun soldat n'a été blessé grâce à des mesures de sécurité adéquates. Cependant, les attaques incessantes, au nombre de 17 en une seule nuit, soulignent la volatilité de la situation, marquée par la présence de drones kamikazes ciblant la région.
Dans les environs de la frontière iranienne, nos équipes de France Télévisions ont relevé la présence de plusieurs groupes de combattants kurdes, qui se sont exilés pour échapper à la répression du régime iranien. Des milliers de rebelles, environ 4 000, sont à l'affût d'un ordre d'engagement, vivant dans un réseau complexe de tunnels nichés dans les montagnes qui les séparent de l'Iran.
"Nous sommes prêts à mener une offensive terrestre"
Zelina, une jeune recrue de 20 ans, témoigne de la détermination de son groupe : "Nous n'avons pas besoin de l'aide américaine. Nous ne dépendons d'aucune force étrangère. Nous sommes indépendants et prêts militairement et idéologiquement à mener une offensive terrestre en Iran." Ces mots résonnent comme une déclaration de capacité et de détermination, exprimant le désir des Kurdes de revendiquer leur autonomie face aux menaces extérieures.
Les combattants, bien que prêts à agir, attendent des directives de leur organisation, classée par les États-Unis comme groupe terroriste. Les informations sur les capacités militaires iraniennes circulent parmi ces groupes : "Selon les dernières données, environ 90 % des missiles balistiques iraniens ont été détruits", affirment-ils. Ces déclarations sont néanmoins difficiles à corroborer et restent à prendre avec précaution. Environ 500 tunnels seraient présents le long de la frontière, une affirmation qui alimente les rumeurs et l'angoisse autour de l'éventualité d'une confrontation directe.







