La Fédération nationale des infirmiers (FNI) exige la mise en place d'un remboursement partiel pour les infirmiers libéraux, qui, chaque semaine, parcourent des centaines de kilomètres. Avec l'envolée des prix à la pompe, ces professionnels de santé sont de plus en plus impactés financièrement.
"On voudrait une mesure pérenne", a affirmé Mallory Leyle, cadre de la FNI, dans une interview accordée à franceinfo vendredi dernier. Interrogée sur les initiatives gouvernementales telles que l'utilisation des réserves stratégiques de pétrole pour remédier aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, elle a précisé : "C'est un pansement sur une jambe de bois".
Ces déclarations mettent en lumière la situation préoccupante des infirmiers libéraux qui se déplacent souvent sur de longues distances pour fournir des soins à domicile. Évoquant cette problématique, de nombreux experts de la santé soulignent que la prise en charge des frais de transport est cruciale pour garantir l'accès aux soins, notamment dans les zones rurales où les praticiens sont rares.
Des solutions temporaires ont déjà été envisagées par le gouvernement, mais selon la FNI, cela ne suffit pas. Ils demandent un soutien financier fiable et constant, afin que ces soignants puissent continuer d'exercer sans craindre de voir leurs fonds de roulement s'appauvrir à cause des coûts de carburant.
La crise actuelle des prix des carburants n'est pas qu'une simple question d'économie ; elle touche directement le pouvoir d'achat et la mobilité des professionnels de santé au service de la population française.







