Alors que les membres des Républicains (LR) vont voter en avril sur le mode de désignation de leur candidat, Bruno Retailleau, déjà en campagne, rejette l'idée d'une primaire ouverte à la droite et au centre, qualifiée par lui d'« usine à gaz ». Le président de LR a affirmé que « le prochain président ne pourra pas être un candidat macroniste », incitant à une « rupture radicale » avec l'actuel système. Dans un entretien accordé au Figaro, il a déclaré : « Le bilan du macronisme est désastreux. »
Retailleau a critiqué l'« endettement pharaonique » de la France et le manque de « fermeté » sur des questions migratoires et sécuritaires, des sujets au cœur des préoccupations des Français depuis des années. « Je suis convaincu que les Français ne se laisseront plus berner par le en même temps », a-t-il poursuivi, évoquant l'échec du macronisme à s'imposer dans le pays, une idée renforcée par les résultats des récentes élections municipales.
Retailleau ne veut pas d'une primaire à droite
« Nous sommes au bout d’un cycle », a-t-il ajouté. « Les Français désirent une rupture avec les habitudes anciennes; nos solutions ne peuvent se limiter à des rectifications superficielles. Il est crucial de conserver la force de nos idées, sans les diluer dans une soupe insipide. » Ces paroles attestent de son positionnement ferme au sein de la droite française.
Alors que la désignation de leur candidat se précise pour avril, Retailleau s'oppose fermement à une primaire élargie, estimant inenvisageable des alliances avec des personnalités comme Xavier Bertrand ou Gabriel Attal. « Il n'est pas sérieux d'imaginer ces soutiens », a-t-il déclaré.
Il met en garde contre le danger que représenterait pour LR l'absence à la présidentielle, qualifiant cette perspective d'« attitude défaitiste ». En visant, sans le nommer, Laurent Wauquiez, il insiste sur l'importance de maintenir la présence de leur parti sur la scène politique : « Ceux qui comptent sur l'échec des Républicains pour se reconstituer ne répondent pas aux défis actuels. »
Selon une enquête de Le Parisien, les Républicains sont en quête de renouveau, et l'appel de Retailleau à un changement drastique témoigne de ce besoin urgent d'innover pour capter l'intérêt d'un électorat en quête de clarté et de fermeté dans les idées.







