Près de 200 personnes se sont rassemblées mercredi soir dans le centre-ville de Melle pour dénoncer les violences policières et se souvenir des dizaines de blessés des manifestations anti-bassines survenues il y a trois ans. Le crépuscule s’installait lentement lorsque les manifestants ont débuté une marche silencieuse, partant du pont aux roses vers la caserne de gendarmerie, dans une action organisée par la confédération paysanne et validée par la préfecture. Toutefois, celle-ci a émis un arrêté interdisant les rassemblements à proximité immédiate de la brigade.
Plus jamais de violences policières et que justice soit faite
"Nous ne sommes pas ici pour provoquer", a déclaré une habitante de Melle, soulignant la nécessité de rendre justice lorsque des erreurs sont commises par les forces de l'ordre. Ce défilé marquait le début de trois jours de festivités dans la ville, agrémentés de débats et de projections de films organisés par des groupes anti-bassines. Fabienne Kutten, co-secrétaire de la Confédération paysanne des Deux-Sèvres, a insisté sur le fait que l’objectif de cet événement n’était pas de créer des tensions avec les agriculteurs favorables aux bassines, mais plutôt de s’opposer aux violences policières : "Ce qui s'est passé il y a trois ans est inacceptable".
Musique et danse devant les gendarmes
Après une heure de marche, les manifestants se sont heurtaient au peloton de gendarmerie, renforcé autour de la brigade. Des musiciens se sont joints au mouvement, diffusant de la musique tandis que des slogans résonnaient. Certains participants ont déposé des bougies au pied des gendarmes pour rappeler leur responsabilités dans les violences ayant eu lieu précédemment, une scène marquante qui souligne l'appel à la responsabilité et à la justice.







