Lors d'une interview accordée à RTL, le ministre a précisé sa position ferme contre le régime iranien, déclarant que la situation actuelle rend inacceptable toute discussion sur la levée des sanctions tant que la voie maritime stratégique demeure perdue. La blockade en question a aussi suscité des réactions des Gardiens de la Révolution, qui ont exhorté à une levée des sanctions en échange de concessions liées au programme nucléaire iranien.
"À court terme, il est essentiel que le détroit d’Ormuz puisse rouvrir", a déclaré le chef de la diplomatie française.
Réaffirmant l'importance du détroit, Barrot a décrit celui-ci comme un "bien commun de l'humanité", affirmant qu'il ne peut être soumis à des chantages économiques ou politiques. Cette position a été corroborée par des analystes géopolitiques qui constatent l'impact crucial de cette voie maritime sur le commerce mondial, notamment pour le transport de pétrole.
Pour le ministre, il est indispensable que la France prenne des mesures visant à réduire sa dépendance dans plusieurs secteurs, y compris énergétique, pour éviter d'être à la merci des crises internationales. "Nous devons réfléchir à comment éviter de payer le prix de conflits que nous n'avons pas choisis", a-t-il ajouté.
Dans ce contexte, le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans la région est perçu comme un signal fort de la détermination française à sécuriser des routes d'approvisionnement vitales. L'affirmation de Barrot quant aux sanctions a également été soutenue par diverses sources diplomatiques qui soulignent la gravité de la situation géopolitique actuelle.
Le ministre a aussi exprimé son indignation face aux récentes attaques contre des navires civils, notamment celui de CMA CGM, et a condamné toutes les agressions dirigées contre des infrastructures civiles, les qualifiant de "condamnables". Il souligne que toute action de ce type ne peut être tolérée dans un contexte où la sécurité maritime est en jeu.







