Dominique de Villepin s'excuse pour l'affaire des statuettes et vise l'entourage de Sarkozy

Dominique de Villepin se défend sur l'affaire des statuettes et évoque des intentions malveillantes.
Dominique de Villepin s'excuse pour l'affaire des statuettes et vise l'entourage de Sarkozy
Dominique De Villepin est revenu sur l'affaire des statuettes, reconnaissant une erreur. LP / Fred Dugit

Les deux statuettes offertes à Dominique de Villepin pendant son mandat au Quai d'Orsay ont été retournées cette semaine. L'ancien ministre des Affaires étrangères, potentiel candidat à la présidentielle de 2027, a reconnu dimanche sur France Inter avoir commis « une erreur » en acceptant ces cadeaux. Il a dénoncé par la même occasion une « volonté de nuire » émanant d'un proche de Nicolas Sarkozy.

« C'était une erreur. Je n'aurais pas dû les accepter », a déclaré De Villepin, soulignant l'absence de cadre légal à l'époque concernant de telles situations. Les statuettes, jugées comme des cadeaux controversés, ont suscité un débat sur l'éthique dans la politique française.

Robert Bourgi, lobbyiste et figure de la Françafrique, a déclaré lors de l'émission « Complément d'enquête » que ces objets, d'une valeur de 125 000 euros, avaient été offerts par Blaise Compaoré, ancien président du Burkina Faso, et Gian Angelo Perrucci, un homme d'affaires italien. De Villepin, cependant, rejette toute idée de contrepartie liée à ces cadeaux. Il a précisé avoir écarté Bourgi des affaires officielles, ce qui témoigne, selon lui, d’un désintérêt mutuel dans cette transaction.

Dans sa contre-attaque, De Villepin a rappelé les longes relations de Bourgi avec Sarkozy, suggérant que ces accusations arrivent à un moment critique pour l'ex-président, impliqué dans l'affaire libyenne. « Il est évident qu'il y a une volonté de nuire », a-t-il affirmé.

Le ministère des Affaires étrangères a confirmé que les statuettes avaient bien été remises cette semaine. Les valeurs évoquées de 75 000 euros et 50 000 euros sont contestées par l'entourage de De Villepin, affirmant qu'elles seraient en réalité « quatre à cinq fois inférieures ».

Lire aussi

Une brasserie bretonne au cœur de la controverse : Erik Tegnér sous le feu des critiques
À Pléguien, la brasserie de Erik Tegnér, liée à l'extrême droite, soulève des inquiétudes. Les habitants redoutent une propagation de la propagande de l'ultra-droite.
11h48
La saga judiciaire de Nicolas Sarkozy se poursuit : sept ans requis dans l'affaire libyenne
Nicolas Sarkozy fait face à une peine de sept ans dans le cadre de l'affaire du financement libyen de sa campagne. La décision sera rendue le 30 novembre.
13 mai
À la découverte d'une Stagiaire intrigante dans l'entourage d'Emmanuel Macron
Plongez dans les révélations du livre de Florian Tardif sur une stagiaire intrigante de l'Élysée, proche d'Emmanuel Macron. Secrets et témoignages au cœur de cette histoire.
13 mai
Pau rend hommage à André Labarrère : 20 ans après sa disparition, les Halles prennent son nom
À l'occasion des 20 ans de la disparition d'André Labarrère, Pau honorera son ancien maire en rebaptisant les Halles. Un hommage mémorable prévu pour le 16 mai.
13 mai
François Hollande en direct : posez vos questions le 28 mai
Venez rencontrer François Hollande le 28 mai à Saint-Jean-de-Védas. Inscrivez-vous pour poser vos questions au journal Midi Libre.
13 mai
En Iran, une spirale de pendaisons pour espionnage enflamme la répression
En Iran, une série d'exécutions pour espionnage s'intensifie. Les critiques dénoncent une répression alarmante et des procédures judiciaires inéquitables.
13 mai