Depuis son arrivée au Kenya dimanche, Emmanuel Macron cherche à prouver que le temps du "pré carré français" en Afrique est révolu. Cette visite s'inscrit dans une tournée qui l'a précédemment conduit en Égypte et qui le mènera bientôt en Éthiopie. Mais le passé colonial de la France continue de teinter les perceptions des jeunes Africains envers l'Hexagone.
Au sommet Africa Forward, le président a annoncé des investissements s'élevant à 23 milliards d'euros, visant à renforcer les liens économiques entre les deux régions. Cependant, un élément demeure : quelle est la véritable image que la jeunesse africaine se fait de la France ?
Selon une enquête menée par France24, de nombreux jeunes expriment des sentiments ambivalents. D'un côté, ils reconnaissent les opportunités économiques que la France peut offrir. D'un autre, ils n'oublient pas l'héritage colonial qui pèse encore sur les relations internationales. "Il y a de la proximité, mais aussi de la complexité," note Dr. Aissatou Sorano, experte en relations internationales.
Les attentes de cette nouvelle génération vis-à-vis de la France se concentrent sur le respect et la reconnaissance. "Nous ne voulons pas simplement être perçus comme des partenaires économiques. Nous souhaitons un dialogue constructif basé sur une compréhension mutuelle," affirme un étudiant kényan interrogé sur place.
La France, tout en poursuivant une politique d’investissements, doit donc naviguer habilement entre ces perceptions historiques et les aspirations contemporaines. Le défi sera de bâtir une image positive, en phase avec les attentes des jeunes, tout en prenant en compte le passé. L'avenir des relations franco-africaines en dépendra.







