Avec la présidentielle de 2027 qui se profile à l'horizon, Laurent Wauquiez, président des députés LR, exprime une inquiétude croissante concernant l'avenir de la droite. Lors d'une interview sur Franceinfo, il a mis en exergue le « danger » que représente une éventuel éviction des candidats de droite du second tour, au profit d'un affrontement entre le Rassemblement National et La France Insoumise.
Wauquiez a déclaré : « On ne mesure pas la responsabilité qu’on aurait en laissant les Français au second tour, avec comme seul choix de devoir arbitrer entre le RN et Jean-Luc Mélenchon ». Il a souligné que le leader de La France Insoumise est souvent sous-estimé dans les sondages.
Bien qu'il ait désigné Bruno Retailleau comme « le candidat légitime » de son parti, il n'a pas pu cacher ses préoccupations face à la fragmentation des candidatures à droite. « Quasiment chaque semaine, on a un nouveau candidat à la présidentielle à droite. À quel moment ça va s'arrêter ? », a-t-il déploré.
Wauquiez prône l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat unique, ce qu'il considère comme une nécessité incontournable pour éviter un duel fatidique. Il a cité plusieurs noms, dont Édouard Philippe et Xavier Bertrand, mais a temporisé sur Gabriel Attal, estimant qu'il ne partage pas la même vision politique.
Son programme vise à unir les tendances, tant à gauche qu'à droite, mais il avertit : « notre pays a besoin de réformes importantes et que quand vous mettez un bout de gauche, un bout de droite, parfois le risque c’est qu’on aboutisse à quelque chose qui avance de façon pas vigoureuse ».
Dans un contexte où le paysage politique est en constante évolution, les répercussions de ces déclarations sont à suivre de près, avec l'espoir que la droite puisse se rassembler autour d'un projet commun avant la présidentielle de 2027.







