Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, sera auditionné le 17 juin prochain par la commission des finances de l'Assemblée nationale. Cette convocation, à la demande de son président Éric Coquerel (LFI), survient dans un contexte où la fiscalité de la multinationale suscite de vives tensions.
"La fiscalité de Total, qui n'a pas payé d'impôts sur les sociétés en 2025, est un sujet d'actualité", a déclaré Éric Coquerel sur les réseaux sociaux.
"Nous devons aborder les profits records engrangés par Total dans le contexte de la crise énergétique actuelle. Cette audition ne sera pas anodine", a ajouté le président.
Cette interrogation ne sera pas une première pour M. Pouyanné, qui a déjà été convoqué à plusieurs reprises depuis la crise inflationniste liée à la guerre en Ukraine. Selon ses propres déclarations, il a déjà été entendu 11 fois par différentes instances parlementaires. Les récentes controverses autour de la fiscalité des géants pétroliers font écho à des propositions politiques visant à instaurer une taxe sur les superprofits, un sujet qui divise la classe politique française.
Débat sur une taxe des superprofits
Le patron de TotalEnergies, souvent critiqué pour ses marges bénéficiaires exceptionnelles pendant la flambée des prix du pétrole, devra justifier ses choix stratégiques. "Des questions difficiles l'attendent, mais il semble s'y préparer", a ajouté Éric Coquerel à ce sujet. L'action de TotalEnergies a relancé un débat crucial sur la nécessité d'une taxation renforcée des entreprises, alors même que le gouvernement demeure timide face à une telle idée.
Les bénéfices réalisés par TotalEnergies durant ces derniers mois ont incité certains élus à revendiquer une redistribution de ces profits au regard de la crise que traverse le pays, accentuant ainsi la pression sur le gouvernement pour formuler une réponse adéquate à cette problématique.
Pour finir, Patrick Pouyanné a récemment pris position sur le sujet, affirmant que TotalEnergies continuerait de plafonner les prix des carburants dans ses stations, tout en restant ferme sur le fait qu'une éventuelle surtaxe pourrait remettre en cause cette initiative. "Ces décisions visent à être responsables et solidaires", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Sud Ouest.







