Lors d'une intervention sur France Inter, Gérald Darmanin n'a pas caché son inquiétude quant à l'issue des prochaines élections présidentielles. Il a déclaré : "Aujourd'hui, je pense que le second tour (de l'élection présidentielle), c'est M. Mélenchon contre Mme Le Pen ou M. Bardella, et il faut être bouché à l'émeri pour ne pas le voir".
Le ministre de la Justice a souligné l'importance croissante d'un "parti de la colère", révélant l'usure du pouvoir et la détresse de nombreux Français. "Nous ne les entendons pas assez", a-t-il fait remarquer, tout en exprimant des doutes sur la capacité de son camp à formuler des idées nouvelles.
Sa critique visait également des figures comme Gabriel Attal, le dirigeant de Renaissance, et Edouard Philippe, avec qui il partage une amitié. Ce dernier, selon des proches, avait proposé à Darmanin de devenir son directeur de campagne, mais a choisi de recruter la conseillère du ministre, Marie Guévenoux.
"C'est bien d'avoir des amis, mais il faut avoir des convictions", a insisté Darmanin, tout en rappelant son engagement social. "Actuellement, je ne trouve pas mes idées nulle part", a-t-il regretté, mentionnant son expérience dans tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017, sauf celui de Michel Barnier.
Concernant ses ambitions personnelles pour l'Élysée en 2027, il a simplement répondu : "Inch'Allah, Inch'Allah", laissant le futur incertain. "Nous verrons bien, l'élection présidentielle à venir sera sans doute la plus importante que nous connaîtrons depuis 30 ou 40 ans", a-t-il conclu.







