Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a récemment exprimé une désapprobation forte envers les déclarations de Donald Trump concernant le Groenland. Dans une interview accordée à Ouest-France le 10 janvier, Barrot a affirmé : "Le Groenland n'est pas à vendre". Il a demandé aux États-Unis de cesser ce qu'il qualifie de "chantage" territorial.
Barrot souligne que les États européens possèdent des "moyens très puissants" pour se défendre contre les manœuvres perçues comme agressives de la part de Washington. "En tant qu'alliés, nous devons rester fermes. Il est crucial de dire non à des propositions inacceptables", a-t-il ajouté, accentuant l'importance d'une réponse collective face à la stratégie expansionniste de Trump.
Cette inquiétude concerne l'avenir du Groenland, un territoire sous administration danoise, que Trump a évoqué dans des termes qui ont suscité des interrogations sur sa vision des relations internationales. Les possibles intentions d'annexion par les États-Unis, évoquées par Trump dans divers contextes, ont été perçues comme un signal de méfiance par les diplomates européens.
Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer l'unité et l'indépendance de l'Europe. "Il est essentiel de réformer les institutions internationales pour qu'elles bénéficient d'une légitimité accrue et qu'elles soient en mesure de traiter ces enjeux", a-t-il déclaré. Des experts politiques, comme ceux du think tank Institut Montaigne, mettent en avant l'urgence de telles réformes afin de préserver la souveraineté européenne face aux pressions extérieures.
Alors que les tensions géopolitiques s'intensifient, notamment avec la montée en puissance des États-Unis dans l'Arctique, la France se positionne fermement pour défendre non seulement le Groenland mais également l’ensemble des intérêts européens dans cette région stratégique.







