Dans une interview marquante, Francis Szpiner, sénateur LR de Paris, évoque son engagement constant en faveur de l'opposition iranienne. Avocat ayant travaillé sur des affaires liées au terrorisme d'État, il décrit les actes meurtriers orchestrés par le régime de Téhéran comme une conséquence de la lâcheté de l'Occident. Cette indignation se manifeste notamment par son appel à la fermeture de l'ambassade iranienne en France.
« L'Iran aujourd'hui est un régime d'assassins », déclare Szpiner, soulignant le rôle destructeur de l'État dans les conflits du Moyen-Orient, de l'Irak à la Syrie. Son soutien à des figures telles que Nasrin Sotoudeh, avocate emprisonnée pour son combat contre la répression, illustre son engagement. Les manifestations croissantes en Iran, marquées par un soutien populeux, constituent un signal d'espoir pour ceux qui aspirent à la liberté.
« Nous voyons des femmes iraniennes faire preuve d'un courage exceptionnel », ajoute-t-il, dénonçant le silence des féministes en France face à cette lutte. Selon lui, cette révolte transcende les clivages politiques traditionnels et représente un fort désir de liberté, éloigné de tout discours de gauche ou de droite.
Pourtant, Szpiner note avec indignation que la mobilisation en France est faible comparée à d'autres causes progressistes. De plus, il s'interroge sur l'héritage de la gauche française, qui avait autrefois montré un intérêt pour le régime de Khomeini. Cet aveuglement historique pourrait être attribué à une sous-estimation de l'islamisme et à un manque de discernement face à l'évolution des situations géopolitiques.
Interrogé sur le rôle de la France dans l'accueil de Khomeini, il reconnaît que cela représente une erreur fatale. « À l'époque, peu d'hommes politiques percevaient la menace grandissante de l'islamisme », explique-t-il. Cependant, des signaux d'alerte avaient déjà émergé, notamment avec des figures telles que Carlos, qui liaient la révolution islamique à des actions violentes.
De nombreuses voix au sein de la communauté iranienne en France expriment un sentiment d'amertume vis-à-vis de l'inaction des gouvernements occidentaux. « Cette fois, c'est différent », affirment-ils souvent, convaincus que le régime actuel est affaibli. Dans ce contexte, les opinions en faveur d'un rapport de force avec Téhéran, de la part de personnalités comme Donald Trump, suscitent de l'espoir.
Quant à l'ONU, Szpiner ne cache pas sa déception. « L'organisation est désormais largement influencée par des régimes autoritaires », dénonce-t-il, critiquant la direction actuelle d'António Guterres. Les discussions sur l’efficacité du droit international sont également pertinentes, le diplomate soulignant que, malgré les défis, des normes continuent d'exister.
En somme, l'appel de Szpiner est clair : l'Occident doit se réveiller face à la souffrance du peuple iranien et soutenir leur quête de liberté.







