Ce lundi 16 février, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a pris la décision de suspendre "à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l'enquête judiciaire" l'accès à la chambre basse pour Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.
Favrot est, selon plusieurs témoignages, impliqué dans les violents affrontements entourant la mort du militant nationaliste Quentin à Lyon, survenue la semaine passée. Yaël Braun-Pivet évoque un risque de "trouble à l'ordre public" au sein de l'Assemblée nationale.
La présidente a précisé que "toute autre mesure susceptible d'être prise ne peut l'être que par son député-employeur".
Des faits "d'une extrême gravité"
Après la tragédie ayant coûté la vie à Quentin, Yaël Braun-Pivet a exprimé sa "profonde émotion" sur les réseaux sociaux, déclarant : "Personne ne devrait mourir à 23 ans". Elle appelle à condamner collectivement cette violence avec la plus grande fermeté.
Quentin, étudiant de 23 ans et militant nationaliste, a été gravement blessé lors d'affrontements qui ont éclaté entre des groupes d'ultragauche et d'ultradroite, liés à une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Selon le collectif Némésis, il se trouvait sur place pour assurer la sécurité de leur groupe lors de l'événement.
La manifestation des préoccupations autour de cette violence est amplifiée par des figures politiques telles que Raphaël Glucksmann, qui souligne une responsabilité collective des dirigeants dans l'escalade de ces tensions. Les événements récents ouvrent le débat sur la sécurité dans le cadre d'activités politiques, soulignant la nécessité d'une réflexion profonde sur le climat actuel.







