Dans un contexte où les comportements inciviques se multiplient, les élus de la région, notamment ceux de la communauté de communes du Pays du Neubourg, mettent en place une initiative significative. Des décharges sauvages, des déchets abandonnés aux abords des routes et une négligence envers l'environnement sont des situations devenues trop courantes. Face à ce constat alarmant, la création d'une police rurale apparaît comme une solution pour restaurer l'ordre et la propreté dans cette zone. Source
A peine élu le 8 avril, Arnaud Cheux, le nouveau président de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) du Pays du Neubourg, a annoncé dans un entretien à « Actu.fr » son projet de police rurale. Malheureusement, aucune précision n'a pu être obtenue à ce sujet, malgré nos tentatives d'interview.
Jean-Paul Legendre, ancien président de l’EPCI, a partagé son avis sur cette initiative : « Les décharges sauvages ne sont pas en augmentation, mais le problème de propreté autour des colonnes à verre demeure préoccupant. Il est crucial d'agir à divers niveaux : surveillance, prévention, et si nécessaire, répression. »
Cependant, il exprime une préoccupation quant aux coûts associés à ce projet, rappelant qu’une police rurale pour une zone de 40 communes nécessiterait un minimum de quatre agents et un chef. « Les collectivités ne doivent pas assumer de plus en plus les responsabilités de l'État », souligne-t-il.
Un cadre légal
Le besoin d'une police rurale s'inscrit dans un cadre légal posé par le Code général des collectivités territoriales (CGCT). Ce dernier stipule que pour établir une telle entité, un transfert de certaines compétences doit être accepté par les maires des communes concernées. Cela nécessite un accord entre les maires et le président de l'EPCI, suivi d'un arrêté préfectoral pour finaliser le processus.
La montée des incivilités rend l'exercice des pouvoirs de police administrative des maires de plus en plus complexe. Dans l’Eure, comme c'est souvent le cas ailleurs, de nombreuses affaires liées à ces comportements sont désormais portées devant les tribunaux. Reste maintenant à observer l'impact tangible du retour du garde champêtre, dans sa version contemporaine, sur le terrain.







