En ce jour du 1er mai, les tarifs des péages des ponts de Normandie et de Tancarville subissent une hausse, touchant tous les usagers, qu'ils soient occasionnels ou abonnés. Cette augmentation, bien que modeste, a pour objectif de financer des travaux de grande envergure s'élevant à 275 millions d'euros d'ici 2031.
Des hausses de tarifs pour financer 275 millions d'euros de travaux
La CCI (chambre de commerce et d'industrie) Seine Estuaire, chargée de la gestion de ces ponts, a révélé que plus de 15 millions de véhicules empruntent chaque année ces infrastructures cruciales, avec 8 millions pour le pont de Normandie et 7 millions pour le pont de Tancarville. Les travaux prévus devront faire face à des défis importants, notamment la corrosion due aux intempéries et à la pollution industrielle.
Parmi les projets de rénovation, le remplacement de 25 haubans du pont de Normandie est un enjeu majeur, chaque hauban coûtant environ 1 million d'euros. À cela s'ajoute le coût du reconditionnement de la peinture du pont lui-même et du viaduc du Grand Canal, également sous la gestion de la CCI.
Désormais, les péages s'élèveront à 2,90 euros pour le pont de Tancarville, soit une augmentation de 10 centimes, et à 6,10 euros pour le pont de Normandie, avec une hausse de 20 centimes. Pour la première fois en trois décennies, même les abonnés sont touchés par cette révision des tarifs, une décision qui a suscité une forte opposition, notamment du conseil municipal du Havre. Certains élus jugent cette hausse "insupportable" et appellent à une contribution plus équitable des automobilistes utilisant les autoroutes environnantes.
Dans un contexte de mécontentement, la CCI défend sa position en stipulant que le principe de l'utilisateur-payeur est la base de cette tarification. Les travaux, qui auront lieu jusqu'en 2031, sont jugés essentiels pour assurer la sécurité et la durabilité de ces infrastructures vitales.







