Maya n'a que quatre mois lorsque sa mère, Elvire, décide de partir avec son compagnon en camping-car pour quelques mois dans les Canaries. "En juillet 2025, nous avons cherché à profiter de l'été en Espagne. Mais rien n'indiquait que nous nous installerions là-bas", confie Elvire.
En décembre, la jeune mère informe son compagnon qu'elle souhaite mettre un terme à leur relation et qu'elle souhaite retourner à Rouen. "Mon retour en France était nécessaire car ma fille aînée était malheureuse et la vie en camping-car ne convenait pas pour un enfant qui commence à marcher", explique-t-elle.
Elvire se tourne alors vers la justice pour obtenir la garde de Maya, bien qu’elle continue de planifier des visites régulières avec le père de l'enfant. Cependant, celui-ci menace de repartir en Espagne avec la petite. "Il souhaitait que notre fille reste en Espagne et, après avoir rencontré des complications avec ses précédentes relations, j'ai dû porter plainte pour ma sécurité et celle de Maya. Finalement, il n’a pu la voir qu’en ma présence, mais cela ne l’a pas empêché de l’enlever", rapporte-t-elle.
Le 18 mars, le père de Maya profite d'une rencontre pour s’enfuir avec elle. Depuis, Elvire n'a reçu que très peu de nouvelles. "J'envoie des messages tous les jours. Parfois, il me permet des visios, d'autres fois non, en fonction de son humeur. C'est un véritable chantage. Il exige de l'argent et prétend que je suis responsable de tout. Il me déclare que Maya est plus heureuse sans moi", raconte-t-elle, le cœur lourd.
Inquiète pour la santé de sa fille, Elvire explique : "À chaque fois que je vois Maya en visio, elle a des signes inquiétants : coups de soleil, nez qui coule et difficulté à s’hydrater, surtout dans un climat aussi chaud. Les dernières images qu’elle a envoyées témoignent de son état de tristesse. Des proches m'ont même indiqué qu'elle semblait faire de l'œdème".
La police a recommandé à Elvire de ne pas se rendre sur place. Actuellement, la situation est entre les mains des autorités espagnoles, et l’avenir de Maya reste incertain.







