Récemment inauguré aux Pays-Bas, le chalutier Annie Hillina, mesurant 112 mètres et capable de capturer jusqu'à 400 tonnes de poissons quotidiennement, suscite de vives réactions chez les pêcheurs français. Ces derniers s'inquiètent d'une concurrence jugée déloyale, notamment en rapport avec les quotas qui leur sont imposés.
Établi dans la ville d'IJmuiden, le chalutier-usine Annie Hillina a rapidement attiré l'attention. Son impressionnante capacité de capture, rapportée par Franceinfo, laisse présager des volumes de pêche colossaux. Le navire est apte à opérer dans divers espaces maritimes européens, y compris près des côtes françaises, en particulier dans la Manche et le Pas-de-Calais, zones où les pêcheurs artisanaux expriment leur inquiétude face à une concurrence industrielle inéquitable.
Un modèle industriel remis en question
Pour plusieurs ONG, comme Bloom, ainsi que des représentants de la pêche artisanale, ce chalutier constitue un symbole d'une pêche abusive. Les poissons les plus ciblés tels que le maquereau, le hareng et le merlan sont déjà sous pression, les scientifiques appelant à une réduction de leur capture. L'inauguration du navire aux Pays-Bas a entraîné plusieurs manifestations soutenues par des pêcheurs français, qui dénoncent des pratiques non équitables à proximité des côtes.
D'un autre côté, les Néerlandais défendent le respect des régulations et des quotas par le navire. Ils avancent que la pêche industrielle requiert des navires de grande capacité pour une exploitation optimale des stocks marins tout en réduisant les pertes. Cependant, cette défense ne convainc pas les ONG, qui mettent en exergue l'impact écologique de tels géants des mers sur les écosystèmes marins.







