Orano, acteur majeur dans le secteur nucléaire, s'apprête à transformer La Hague (Manche) avec un projet immobilier de grande envergure. À partir de 2026, ce dernier inclura la construction d'environ 100 000 m² de bâtiments tant sur le site de l'entreprise qu'aux alentours.
« Nous ne bétonnerons pas la Hague ! » Cette déclaration engageante faite par Nicolas Ferrand, nouvellement nommé directeur du projet Aval du futur, soulève des interrogations à la lumière des récentes annonces concernant la Commission locale d’information (CLI) d'Orano. Lors de cette rencontre, il a été clarifié que les nouvelles constructions ne seront pas liées à des activités nucléaires et n'affecteront pas les terrains protégés.
En effet, bien qu'il ait promis de ne pas transformer la région en un espace bétonné, les travaux nécessiteront une quantité significative de béton. Les avis des experts sont partagés quant à l'impact environnemental. Selon le rapport de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), il est crucial de s'assurer que les projets d'infrastructure respectent les normes écologiques et intègrent des technologies durables.
Cette initiative fait partie d'un programme plus vaste, intitulé Pérennité et résilience, qui vise à renforcer la capacité d'Orano à répondre aux enjeux énergétiques futurs tout en garantissant la sécurité et la durabilité de ses opérations. Les habitants de La Hague se montrent attentifs et partagés sur cette évolution, certains craignant une densification de la zone, tandis que d'autres saluent l'intention de moderniser les infrastructures existantes.
Il sera intéressant de suivre l'évolution de ce projet et son acceptation par la communauté locale, alors que s'ouvre une nouvelle page de l'histoire d'Orano et de la région de La Hague.







