La retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) est un régime obligatoire qui concerne les agents de la fonction publique d'État, territoriale, hospitalière et les magistrats. Elle s'ajoute à la retraite de base, permettant aux fonctionnaires de bénéficier d'une pension complémentaire.
La RAFP : une retraite complémentaire essentielle
Initiée en 2005, la RAFP s'adresse aux fonctionnaires titulaires et stagiaires, leur permettant de cotiser tout au long de leur carrière. Elle est intégrée à leur salaire, en plus de la retraite de base versée par le Service des retraites de l’État (SRE) ou la CNRACL pour les agents des collectivités.
Ce régime complémentaire se base sur un système par points, dont la valeur et la quantité dépendent des cotisations. Les agents publics non titulaires cotisent quant à eux à d’autres régimes, tels que l'Ircantec.
Fonctionnement de la RAFP
La RAFP est administrée par l’Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP), qui gère les cotisations, les investissements et le versement des prestations. Le conseil d'administration de l'ERAFP est composé de représentants des agents et d'employeurs, garantissant une gestion représentative.
Les cotisations des fonctionnaires s'élèvent à 5 % de leur rémunération, avec une même contribution de la part de l'employeur. Ces cotisations, combinées à d'éventuelles primes, sont converties en points qui déterminent le montant de la pension complémentaire.
Conditions d'adhésion et de versement
Pour bénéficier de la RAFP, un agent doit d'abord être admis à la retraite via son régime de base, après avoir atteint l'âge légal de départ. Les fonctionnaires peuvent également demander une pension de réversion pour leurs conjoints survivants ou leurs enfants en cas de décès.
Pour obtenir leur pension RAFP, les fonctionnaires doivent soumettre une demande spécifique lors de la demande de leur retraite de base. Ce processus facilite l'accès à l'ensemble de leurs droits et prestations.







