Alors que des températures étouffantes continuent de frapper la France, la fréquentation dans les magasins a considérablement chuté. Pour les commerçants, cette situation est préoccupante, et plusieurs fédérations demandent une extension des soldes d'été, jugée essentielle à leur survie économique.
Les derniers jours ont été marqués par une recherche de fraîcheur, les Français privilégiant la climatisation de leur domicile ou le confort d'un hôtel. Comme le souligne Le Figaro, les consommateurs semblent plus préoccupés par leur confort que par les soldes qui, pourtant, battent leur plein depuis le 24 juin. En plein cœur de cette deuxième canicule, les rues des grandes villes sont quasiment désertées.
Les fédérations d'habillement et de chaussures se sont exprimées sur cette situation difficile. Dans leur communiqué, elles évoquent des baisses de chiffre d'affaires atteignant entre -10% et -30% dans des villes comme Paris, Bordeaux et Lyon. Un porte-parole a déclaré que certains centres-villes étaient « totalement désertés l’après-midi », une réalité qui s'avère inquiétante pour les petites et moyennes entreprises.
Bien que les prévisions météorologiques annoncent une baisse des températures pour le week-end à venir, la demande de prolongation des soldes reste pressante. Les commerçants espèrent que le gouvernement répondra à cette requête, étant donné que la période actuelle des soldes doit s'achever le 21 juillet.
Cette situation ne fait que raviver le débat sur les dates des soldes. La Fédération de l'Habillement évoque un besoin de changement, plaidant pour un décalage des dates à la fin de l'été. Pierre Talamon a précisé : « Aujourd'hui, on déstocke avec des remises alors que la saison n'est pas du tout finie ! » Cependant, ce changement de calendrier n'est pas vu d'un bon œil par tous, 89% des commerçants parisiens craignant une diminution de l'appétit des consommateurs pour les vêtements d'été après les vacances d'été, selon une étude de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris.







