Les marchés financiers sont sous pression, avec une diminution notable des Bourses asiatiques, alors que le prix du baril de Brent reste figé autour de 100 dollars. Cette situation survient malgré l'ouverture des réserves stratégiques de pétrole annoncée par les États-Unis, qui vise à atténuer les impacts de la fermeture du détroit d'Ormuz.
Les cours du pétrole semblent se stabiliser après une hausse significative de près de 10%. Ce vendredi, le baril de West Texas Intermediate (WTI) enregistrait une légère baisse de 0,27%, atteignant 95,47 dollars, tandis que le Brent se maintenait à 100,20 dollars, après avoir franchi cette barre pour la première fois depuis août 2022.
La décision récente des membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) de puiser dans leurs réserves stratégiques est apparue comme une mesure insuffisante. Bien qu’elle vise à compenser la perte d'approvisionnement en pétrole du Golfe, les 400 millions de barils ainsi libérés sont perçus comme un amortisseur temporaire par les analystes financiers de l'agence Reuters.
Couvert par les experts d'ING, il s'avère que les États-Unis proposeront progressivement 172 millions de barils sur une période de 120 jours. Selon leurs analyses, « si l'on considère un calendrier similaire pour les autres pays, cela se traduit par 3,3 millions de barils par jour », un chiffre largement inférieur à la perte quotidienne de 10 millions de barils due aux conflits en cours, souligne l'AIE.
Les impacts de ces événements sont exacerbés par la quasi-paralysie des trajets maritimes dans le détroit d'Ormuz, vital pour 20% de la production mondiale de pétrole. Les spécialistes du cabinet BMI indiquent : « L'écart entre l'offre et la demande continuera d'exercer une pression sur les prix, tant que la crise perdure. » Cette incertitude est accentuée par des déclarations militantes de l'armée iranienne, qui menace d'attaquer les infrastructures pétrolières au moyen-orient.
Les tensions inflationnistes résultant de cette situation font que les Bourses asiatiques ont ouvert en territoire négatif ce vendredi. Par exemple, l'indice Nikkei perde 1,31% à Tokyo tandis que le Kospi à Séoul cède 1,86%, malgré quelques gains à Sydney de 0,17%.
Chris Weston, analyste chez Pepperstone, explique : « Le marché revoit ses attentes concernant la durée du conflit et la fermeture d'Ormuz, ce qui engendre des incertitudes et pourrait potentiellement affecter la consommation. Les prix de l'énergie demeurent élevés et la volatilité des marchés reste significative. » Au même moment, le dollar américain connaît une légère baisse, s’établissant à 159,08 yens, impacté par ces nouvelles tensions géopolitiques.







