Le groupe RATP a retrouvé un équilibre financier en 2025, renforcé par une révision des rémunérations par la région Île-de-France et une amélioration de la productivité. Après avoir essuyé une perte de 25 millions d'euros en 2024 et de 109 millions en 2023, le bénéfice net s'élève aujourd'hui à 217 millions d'euros. Parallèlement, le chiffre d'affaires a crû de 11 % pour atteindre 7,93 milliards d'euros, selon les déclarations récentes.
Le PDG, Xavier Piechaczyk, a affirmé que ces résultats sont le reflet d'un redressement positif dans la performance opérationnelle de la RATP et d'une solidité de ses fondamentaux économiques. Ce dernier a remplacé Jean Castex, désormais à la tête de la SNCF, et a mis en vedette l'importance d'une bonne gestion dans un secteur encore en transformation.
Les améliorations dans la qualité de service ont également joué un rôle significatif, contribuant à hauteur de 28 millions d'euros au résultat net, grâce à des bonus attribués par Île-de-France Mobilités (IDFM).
En 2024, le trafic en Île-de-France a enregistré une hausse de 1,7 %, totalisant 3,142 millions de voyages. Cette progression est attribuée à des extensions de lignes de métro et à des réformes tarifaires avantageuses pour les trajets longue distance. Néanmoins, le volume de voyageurs reste en baisse de 9 % par rapport à 2019, année de référence avant la pandémie, donnant un aperçu du changement des comportements de mobilité.
Des investissements en baisse, qui restent importants
Jean-Yves Leclercq, directeur financier du groupe, souligne que ces résultats illustrent une évolution durable des habitudes de mobilité, en partie dû à l'essor du télétravail, qui a rendu les déplacements moins fréquents. Il mentionne également une tendance vers des modes de transport plus doux, comme la marche et le vélo, particulièrement à Paris.
Malgré une baisse de 24 % des investissements par rapport à l'année exceptionnelle de 2024, lors des jeux olympiques, Leclercq affirme que l'effort d'investissement de la RATP demeure colossal.
Dans un contexte de préoccupations environnementales croissantes, la RATP a publié son premier « rapport de durabilité », révélant une réduction de ses émissions de CO2 de 40 % par rapport à 2019. Cela est largement attribué à des initiatives visant à verdir la flotte de bus, a précisé le responsable lors d'une récente conférence de presse.
À la fin de l'année 2025, la RATP exploite un parc de 4 600 bus, dont 1 300 fonctionnent au bioGNV, 1 100 sont électriques, 1 100 hybrides, tandis que 1 100 restent encore basés sur du diesel traditionnel.







