Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme de 19 ans a été tué par balles à Nantes, ce qui représente le cinquième meurtre par arme à feu survenu dans l'agglomération en seulement deux mois. Ce drame s'inscrit dans un contexte de violence croissante, souvent liée aux trafics de stupéfiants.
Détails des événements tragiques
Les pompiers ont été appelés vers 4h50 ce dimanche matin pour une intervention au centre commercial Paridis, situé près du stade de la Beaujoire. À leur arrivée, ils ont trouvé la victime en arrêt cardiorespiratoire. Malheureusement, tous leurs efforts pour le réanimer ont échoué.
Les circonstances de la fusillade
Selon des informations rapportées par Presse-Océan, aucune douille n’a été retrouvée sur les lieux, ce qui suggère que les coups de feu auraient pu être tirés à Carquefou, à proximité. Il semblerait que la victime ait été transportée à la suite d'une course-poursuite avec un autre véhicule, dont les occupants ont ouvert le feu après avoir pris les jeunes en chasse.
Un possible règlement de comptes
Une source policière précise qu'il est trop tôt pour déterminer si ce nouvel homicide s'inscrit dans un schéma de règlement de comptes. Les enquêteurs examinent actuellement le véhicule qui a transporté le jeune homme à la recherche d'indices, tout en se penchant sur les bandes de vidéosurveillance pour identifier les auteurs.
Un état des lieux préoccupant
Ce drame rappelle une série d'homicides récents dans la région, tous orientés autour du trafic de drogue. Le 28 avril, un autre jeune a été tué à Bottiêre ; un adolescent de 14 ans a été abattu au Port-Boyer le 14 mai, suivi par le meurtre d'un homme d'une vingtaine d'années à Halvêque le 27 mai. Le 4 juin, un jeune de 18 ans a subi un sort similaire à Bottiêre.
Une ville touchée par le trafic de drogue
Nantes, traditionnellement considérée comme une ville tranquille, a progressivement émergé comme un point central pour le trafic de stupéfiants en France. Depuis 2010, une vague de violences liées à la compétition pour le contrôle des points de vente a éclaté. En 2026, on dénombrait déjà une trentaine de fusillades, selon Radio France.
Marc Perrot, directeur territorial de la police judiciaire de Nantes, a également été auditionné par le Sénat, où il a souligné l'emprise de clans de narcotrafiquants sur les quartiers sensibles, générant ainsi des conflits violents pour le contrôle des territoires. En 2023, la police avait recensé cinquante-trois points de deal dans la ville.







