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Alors que la France suffoque sous une canicule exceptionnelle, les noyades se multiplient. Jeudi, un homme a perdu la vie sur une plage de Normandie, portant à 55 le nombre de décès recensés depuis le début de l’épisode.
Parti de la région parisienne avec sa compagne à la recherche de fraîcheur, un homme a tragiquement trouvé la mort sur la plage de Cabourg, en Normandie, le 25 juin. Aux alentours de 16 h 30, alors qu'il se baignait, il a été victime d'un malaise, comme le rapporte France 3 Normandie. Malgré l'intervention rapide des sapeurs-pompiers, qui ont tenté de le réanimer, il n'a pas survécu. Le médecin sur place a constaté un arrêt cardiaque.
Une enquête ouverte et une autopsie à venir
Les circonstances entourant ce décès tragique restent à éclaircir. Des examens médicaux seront effectués pour déterminer si le malaise est lié à un choc thermique, une hypothèse privilégiée, ou à une pathologie préexistante. À Cabourg, les températures frôlaient les 40 °C, tandis que l'eau était à 22 °C.
Notons que la plage n'était pas surveillée lors de cet incident. Comme chaque année, cinq postes de secours doivent être fonctionnels durant la saison estivale, mais leur ouverture est prévue uniquement à partir du 4 juillet, avec le début des vacances scolaires, et jusqu'à la fin août.
55 personnes mortes depuis le début de la canicule
Cette tragédie s'inscrit dans un bilan déjà accablant. Depuis le début de la vague de chaleur, 55 personnes ont perdu la vie par noyade en France, un chiffre susceptible d’augmenter, a averti la ministre des Sports, Marina Ferrari. "Nous craignons que la situation ne s’aggrave", a-t-elle déclaré sur franceinfo. D'après ses estimations, 65 % des noyades se produisent sur des sites non surveillés ou interdits.
Bien que la canicule commence lentement à refluer, 61 départements demeurent en vigilance rouge. Les autorités exhortent à rester vigilantes. Le dernier été, 409 personnes avaient perdu la vie par noyade, représentant une hausse de 16 % par rapport à 2023, selon des données de Santé publique France. Parmi ces victimes, on comptait 57 enfants et adolescents.







