L'Australie vient de tripler la mise en matière de protection des mineurs sur les réseaux sociaux. Le gouvernement a annoncé une amende portée à 99 millions de dollars australiens (environ 60 millions d'euros) pour toutes les plateformes qui contournent l'interdiction d'accès pour les moins de 16 ans, un changement significatif en date du 27 juin.
« Il est évident que les géants de la tech ne prennent pas leurs responsabilités », a déclaré le Premier ministre Anthony Albanese, évoquant le flou qui entoure l'utilisation des réseaux sociaux par les plus jeunes. Ce dernier a souligné qu'une enquête est en cours concernant d'éventuels contournements des règles par des plateformes telles que Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok ou YouTube, indiquant un manque de sérieux dans la mise en œuvre de contrôles d'âge.
Les actions gouvernementales n'arrêtent pas là. Le gendarme du numérique, qui veille au respect des règles, se voit également octroyer de nouveaux pouvoirs pour restreindre encore davantage l'accès des jeunes aux réseaux sociaux. Toutefois, malgré l'interdiction mise en place en décembre 2025, un chiffre alarmant de 85 % de jeunes de moins de 16 ans continuent d'accéder à ces plateformes, souvent grâce à des contrôles d'âge jugés inefficaces par des experts du domaine, comme le souligne Alexandre Caron.
Les discussions s'intensifient autour de la nécessité d'une régulation plus stricte pour protéger les jeunes utilisateurs. Avec un cadre législatif qui fait souvent défaut dans d'autres régions, comme en Europe, l'Australie se positionne comme un précurseur dans ce domaine. Les experts s'accordent à dire qu'une telle initiative pourrait inspirer d'autres pays à prendre des mesures similaires pour garantir la sécurité des jeunes sur internet.







