L'obtention des 500 signatures pour la présidentielle demeure un défi majeur pour Jean-Luc Mélenchon, a déclaré dimanche Clémence Guetté, députée et proche collaboratrice du leader de La France insoumise (LFI). Lors d'une interview sur France 3, elle a souligné que, par rapport à 2022, les conditions ont évolué, mais les obstacles persistent.
"Nous ne partons pas du même niveau. Avant, notre groupe comptait seulement 17 députés, contre plus de 70 aujourd'hui. Nous avons gagné en visibilité et soutien local grâce à un nombre accru de maires prêts à s'engager avec nous", a-t-elle détaillé. Cependant, elle a insisté sur le fait que l’obtention des parrainages reste un enjeu stratégique pour leur campagne.
Clémence Guetté a également expliqué que des démarches actives avaient été entreprises pour mobiliser les maires en vue de soutenir la candidature de Mélenchon, qui se présente pour la quatrième fois à l'élection présidentielle. "Nous sollicitons l'appui des élus locaux, car leur soutien est essentiel dans ce processus", a-t-elle ajouté.
Elle a mis en avant la problématique démocratique que soulève cette situation : "Lorsque la principale force d’opposition de gauche rencontre des difficultés pour obtenir des parrainages, cela soulève des questions sur notre modèle démocratique", a-t-elle averti. Dans ce contexte, LFI a proposé un système alternatif de parrainages citoyens, une initiative qui vise à élargir le processus démocratique.
La règle en vigueur depuis 1976 impose aux candidats de rassembler 500 parrainages de parlementaires ou d'élus locaux, un système parfois critiqué pour sa rigidité. La question des parrainages pourrait ainsi devenir un des enjeux centraux de la campagne à venir, alors que l'équilibre démocratique est en jeu.







