Donald Trump a récemment exprimé une exigence ferme à l'Union européenne, lui donnant jusqu'au 4 juillet pour finaliser l'accord commercial conclu avec les États-Unis. Cette mise en garde a été formulée suite à un échange téléphonique avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
Le leader américain a averti que si cette date butoir n'était pas respectée, les droits de douane sur les produits européens seraient augmentés de manière significative. Sur sa plateforme Truth Social, Trump a clairement indiqué que le non-respect de cette échéance entraînerait une hausse « à des niveaux bien plus élevés » des droits de douane.
D'un autre côté, l'Union européenne travaille activement pour avancer vers la mise en œuvre de cet accord. Récemment, à la fin mars, le Parlement européen a validé le texte négocié l'été dernier à Turnberry, en Écosse, sous certaines conditions. Cependant, pour que cet accord entre pleinement en vigueur, il devra encore passer par des discussions avec les États membres, comme le stipulent les procédures internes de l'Union.
Des procédures en cours pour entériner l'accord
Il y a quelque temps, Trump avait déjà évoqué son intention de relever à 25 % les droits de douane sur les véhicules importés d'Europe, une déclaration qui avait inquiété Bruxelles. En réponse, l'UE a assuré qu'elle respectait ses engagements et a mentionné avoir tenu Washington informé « tout au long des procédures » en cours pour entériner cet accord sur le plan législatif.
Les analystes s'interrogent désormais sur les conséquences politiques et économiques de cette pression. Selon l'économiste Pierre Martin, « l'ultimatum de Trump pourrait perturber les relations commerciales transatlantiques, alors que l'Europe s'efforce de diversifier ses partenariats commerciaux. » Un sentiment partagé par plusieurs observateurs du marché qui voient en cette approche une tactique à la fois risquée et potentiellement contre-productive pour les deux parties.







