De magnitudes 7,2 et 7,5, deux séismes ont violemment secoué le Venezuela dans la nuit du mercredi 24 juin 2026. L’État d'urgence a été déclaré par le gouvernement, alors qu'au moins 64 morts ont déjà été identifiés.
Dans la soirée du mercredi 24 juin, aux alentours de 18 h (minuit à Paris), deux tremblements de terre d'une intensité de 7,2 et 7,5 ont frappé le Venezuela. D'après les récents rapports de Delcy Rodriguez, présidente par intérim, le bilan fait état de 164 décès et de plus de 1000 blessés, principalement à Caracas, la capitale.
Dans un discours à la nation, rapporté par plusieurs médias dont Franceinfo et BFMTV, le gouvernement a reconnu un manque d'informations précises pour l'État de La Guaira, zone particulièrement touchée proche de la capitale. L'état d'urgence a été décrété, et l'aéroport international de Caracas, gravement endommagé, a dû être fermé.
Immeubles effondrés et scènes de panique
Des journalistes présents sur les lieux ont rapporté l'effondrement de plusieurs immeubles, ce qui a contraint les habitants et les secouristes à créer des chaînes humaines pour dégager les blessés des décombres. Le ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello, a ordonné la coupure de l'alimentation en gaz pour prévenir tout risque d'accident. De nombreuses personnes errent dans les rues, craignant de regagner leurs logements fragilisés par les secousses.
Selon l'agence United States Geological Survey (USGS), ces séismes sont jugés comme un "double événement" entraînant des pertes considérables, avec un bilan pouvant être lourd. Les secousses ont été ressenties jusqu'en Colombie, à plus de 1000 km, ainsi qu'au Japon. Les experts rassurent toutefois : aucun tsunami n'est à craindre.
La communauté internationale se mobilise
Donald Trump a affirmé que "les États-Unis sont prêts, disposés et capables d'apporter leur aide (à) nos nouveaux et formidables amis". Des secours et de l'aide humanitaire devraient être "immédiatement" déployés, a précisé le secrétaire d'État américain, Marc Rubio. Des pays comme l'Espagne, l'Italie, l'Inde, et la Chine, ainsi que la majorité des nations sud-américaines, ont également proposé leur assistance.
La France a annoncé sa volonté d'examiner, avec ses partenaires européens, comment répondre aux besoins urgents de la population vénézuélienne, s'inscrivant dans le cadre du mécanisme de protection civile de l'Union européenne si cela est sollicité par les autorités du pays.







