Son corps avait été retrouvé le 30 octobre 1979, immergé dans un étang des Yvelines. Pour sa fille, cet homme politique a été victime d’un crime lié à des intérêts politiques. Le tribunal judiciaire de Nanterre a récemment désigné trois magistrats pour reprendre ce dossier oublié.
Le 29 juin 2026, le tribunal judiciaire de Nanterre a annoncé la désignation de trois juges d’instruction spécialisés dans le traitement des affaires non résolues pour reprendre l’enquête sur la mort mystérieuse de Robert Boulin, ancien ministre du Travail. Selon les autorités judiciaires, ces magistrats « vont pouvoir relancer les investigations sans attendre ». Ce dossier, auparavant géré au tribunal de Versailles, a été transféré au pôle de crimes non élucidés suite à une ordonnance émise fin avril.
Le 26 juin, le parquet de Nanterre avait requis la désignation d'un juge d'instruction du pôle « cold cases » pour examiner les circonstances entourant l’arrestation, l’enlèvement et la potentielle mort par homicide de Boulin. Ce dernier fut retrouvé mort sous des circonstances troublantes et a suscité diverses spéculations sur la nature de sa mort.
Un décès entouré de mystère à Rambouillet
Le 30 octobre 1979, le corps de cet ancien ministre, perçu comme un candidat potentiel à la présidence, a été découvert dans un étang à Rambouillet, juste lorsqu'il était en pleine ascension politique. Fabienne Boulin-Burgeat, sa fille, soutient la théorie d’un « assassinat politique », dans un contexte politique déjà tendu, où plusieurs ministres avaient perdu la vie. Alors que les enquêteurs avaient initialement conclu à un suicide, la famille a toujours contesté cette version.
Récemment, l'affaire a pris un nouveau tournant grâce à de nouveaux témoignages, notamment celui d’Elio Darmon, un témoin qui a émergé en 2022 et a permis d’identifier un homme décédé en 1986, soupçonné d'être l'assassin potentiel. Une expert en criminologie, Caroline de Roquefort, a déclaré : « Les cold cases ont souvent besoin de nouvelles perspectives pour éclore, et l'implication de juges spécialisés pourrait faire la différence ». Pendant ce temps, l'opinion publique est de plus en plus impatiente d'obtenir des réponses.







