La Russie a une fois de plus accusé l'Ukraine d’avoir orchestré une attaque sans précédent de drones dans la région de Kherson, faisant au moins 24 victimes, pendant la nuit du nouvel an. Selon des informations rapportées par l'AFP, cette attaque aurait eu lieu alors que les Ukrainiens subissaient également des vagues de frappes russes contre leurs infrastructures énergétiques.
Les événements tragiques se sont déroulés dans la zone de Kherson assujettie aux forces russes, où Moscou a affirmé qu'un café et un hôtel dans le village de Khorly avaient été ciblés durant les célébrations. Le gouverneur local, Vladimir Saldo, a partagé sur Telegram que plusieurs personnes avaient également été blessées, en publiant des images choquantes montrant des corps carbonisés.
La diplomatie russe a réagi en déclarant que Kiev semblait vouloir "saboter délibérément toute initiative pour la paix" en multipliant ces attaques de drones. Le gouvernement a appelé la communauté internationale à ne pas rester passive face à ce qu'il qualifie de "terrorisme" d'État.
Du côté ukrainien, la réponse de Volodymyr Zelensky a été cinglante. Dans une mise à jour sur les réseaux sociaux, il a évoqué que la Russie enterrait les espoirs de paix en poursuivant une guerre violente, tout en lâchant dans les airs plus de 200 drones sur le territoire ukrainien cette même nuit. Ces missiles visaient principalement les infrastructures critiques, aggravant une situation déjà précaire pour le pays.
Des sources indiquent que le président ukrainien croit fermement à la possibilité d’un accord, affirmant qu'un compromis serait "prêt à 90%", tout en avertissant que le reste des négociations pourrait déterminer les contours de la paix future. En revanche, Vladimir Poutine, dans son discours de nouvel an, a encouragé les Russes à maintenir leur espoir en la "victoire", soulignant l'importance d’un soutien continu au conflit.
En ce qui concerne les avancées sur le champ de bataille, les forces russes continuent de cadenasser le front dans la région de Donetsk, une zone qui reste leur priorité stratégique, tandis que des bombardements incessants ont été rapportés à Kherson. Ce conflit, le plus meurtrier sur le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale, persiste sans relâche.
Une réunion prévue avec des alliés de Kiev en France devrait également aborder la question des discussions de paix, indiquant une volonté de reprendre les négociations malgré la montée des tensions. Il est évident que l’année 2026 commence avec de nombreux défis et incertitudes dans un des conflits les plus tragiques de notre époque.







