Mercredi 11 février, Donald Trump a réaffirmé son intention de dialoguer avec l'Iran lors d'une réunion avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Ce dernier, fervent défenseur d'une approche militante, a plaidé pour que les discussions intègrent les besoins sécuritaires d'Israël.
Cette rencontre, qui a duré plus de deux heures et s'est tenue sans la présence de la presse, souligne la complexité des relations américano-israéliennes autour de la question iranienne. À l’issue de celle-ci, Trump a précisé sur son réseau Truth Social qu'il préférait une voie diplomatique, mais que cela dépendrait des actions de Téhéran : "Si cela est possible, j'ai indiqué que cela aurait ma préférence. Sinon, il faudra voir quels seront les résultats".
Les enjeux pour Netanyahu
Netanyahu a fait valoir que tout accord nécessitait d'aborder des sujets tels que la restriction des capacités de missiles iraniennes et la cessation du soutien à des groupes armés hostile à Israël. Ce dernier a exigé que ces conditions soient intégrées dans les discussions avec les États-Unis.
En effet, les missiles iraniens représentent une menace directe pour un Israël épuré de toute illusion de sécurité à une distance d'environ 2000 km de l'Iran. Netanyahu a exprimé que seule l'action militaire pourrait résoudre les défis nucléaires posés par Téhéran.
Les pourparlers en cours
Après des discussions initiaux le 6 février à Oman, Washington et Téhéran ont convenu de continuer leurs échanges malgré leurs différences. Comme l’a indiqué Ali Larijani, chef du Conseil iranien de sécurité nationale, les discussions demeurent confinées à l’enrichissement nucléaire. Par ailleurs, Téhéran refuse d'abandonner complètement cette capacité, accusant Israël de vouloir saboter les négociations.
En parallèle, les États-Unis souhaitent restreindre l'envergure des programmes balistiques de l'Iran et mettre un terme à son soutien aux groupes comme Hezbollah ou Hamas. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a même annoncé le soutien d'Israël au "Conseil de paix" instauré par Trump, illustrant la quête de Netanyahu pour influencer les discussions autour de la paix avant une rencontre avec des dirigeants arabes.
Les défis sont multiples et les tensions restent palpables, mais l’évolution de cette dynamique pourrait façonner l’avenir de la diplomatie et de la sécurité au Moyen-Orient.







