La sénatrice Aida Quilcué, 53 ans, a été victime d'un kidnapping mardi dans son fief, le département du Cauca. Le parquet colombien a indiqué qu'une faction dissidente des Farc, dirigée par le guérillero Ivan Mordisco, serait responsable de cet acte. Cette nouvelle survient le jour même où le président Gustavo Petro a révélé avoir échappé à une tentative d'assassinat.
Quilcué a été enlevée en plein jour alors qu'elle se déplaçait avec ses gardes du corps. Leur véhicule a été retrouvé abandonné, signalant rapidement son enlèvement aux autorités. Une fois secourue, la sénatrice a relévé à l'AFP que des hommes armés l'avaient interceptée sans préciser leur appartenance.
La réaction des guérilleros n’a pas tardé : à travers un communiqué, ils ont nié toute responsabilité en soutenant que des opérations sous faux pavillon étaient en cours pour légitimer des actions militaires. Pendant ce temps, le président Petro a témoigné de sa survie à une attaque, rappelant le climat de violence croissante qui pèse sur le pays.
Au pouvoir depuis 2022, Petro affirme que des narcotrafiquants complotent contre lui, une menace qui s'affirme davantage à l'approche des élections législatives et présidentielles. Le climat d’insécurité devient de plus en plus palpable, notamment avec des attaques récentes à l’encontre de personnalités politiques, témoignages d’un environnement instable.
À quelques mois de l’échéance électorale, les défis s’intensifient pour le gouvernement colombien. Les voix d'experts en sécurité s'élèvent pour souligner la nécessité d'un renforcement des mesures de protection pour les élus et les leaders sociaux. La situation en Colombie demeure préoccupante, nécessitant une attention accrue tant sur le plan national qu'international.







