Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté un plan audacieux pour réduire les délais d’obtention des titres de séjour, comme il l'a révélé dans Ouest-France le 4 avril. Ce plan inclut le recrutement de 500 vacataires dans le but de revoir en profondeur le système de traitement de ces demandes.
Dans son entretien, Laurent Nuñez a exprimé un objectif clair : réduire les délais d’attente. Alors que certaines préfectures font face à des délais qui peuvent dépasser plusieurs centaines de jours, ce plan s’annonce comme une bouffée d’air frais pour de nombreux demandeurs de titres de séjour. En effet, la situation actuelle est devenue intenable, et les longues périodes d’attente mettent en péril les droits des employés, de nombreux demandeurs risquant de perdre leur emploi en raison de cette lenteur.
“Nous allons renforcer les équipes travaillant sur les dossiers de séjour dans les préfectures en intégrant 500 vacataires équivalents temps plein. Cela représente une augmentation de 20 % des ressources consacrées à cette mission”, a récemment déclaré le ministre de l’Intérieur. De plus, il a annoncé son intention de doubler la durée de validité des empreintes biométriques, passant de cinq à dix ans, et de réduire les contraintes administratives en supprimant l’obligation pour les titulaires de titres de séjour de longue durée de signaler tout changement d'adresse.
Ces mesures visent à simplifier la vie des demandeurs sans compromettre la sécurité, selon les propos de Laurent Nuñez. La lutte contre la précarité des droits des étrangers doit passer par des solutions pragmatiques, car la lenteur actuelle peut avoir des conséquences dramatiques pour ceux qui sont en attente.
Conséquences de la guerre au Proche-Orient
Par ailleurs, le ministre s’est également exprimé sur des questions de sécurité nationale dans les colonnes d'Ouest-France. Il a mentionné un attentat avorté contre la Bank of America survenu le 27 mars, tout en indiquant que d’autres attaques avaient également été déjouées, y compris une agression contre un gendarme près de l’Arc de Triomphe. En outre, il a signalé une hausse préoccupante des actes antisémites, enregistrant 105 incidents depuis le début de la guerre au Proche-Orient en février dernier.







