Suite à l'échec de Viktor Orban, le Rassemblement National tente de dissimuler son désarroi face à la perte de son principal allié au sein de l'Europe. Marine Le Pen a également déclaré que cet échec est "incontestablement un frein" à ses ambitions.
En hommage à Orban, celui qui a "accueilli respectueusement" les résultats de l'élection a été salué avec admiration par Jordan Bardella et Marine Le Pen, affirmant qu'il a toujours "défendu la liberté et la souveraineté de la Hongrie". Néanmoins, ces louanges sont teintées d'amertume en raison des accusations portées par les institutions européennes, qualifiant la Hongrie de "dictature", ce que Le Pen et Bardella contestent vigoureusement.
Au-delà des simples réflexions, Le Pen souligne l'importance de la Hongrie pour mener à bien son projet européen. Elle met en avant les nombreuses divergences idéologiques avec Orban, notamment concernant son rapprochement avec Moscou et sa position envers les droits des homosexuels.
"Nous ne sommes pas des clones," déclare-t-elle, soulignant la nécessité de se démarquer de cet ancien allié.
Pour beaucoup, la défaite d'Orban ne serait qu'une "péripétie électorale", conséquence d'une lassitude parmi les électeurs hongrois. Un proche de Le Pen observe que "bien que cela semble un coup dur, cela ne change pas fondamentalement la donne en Europe." Les enjeux restent élevés avec des élections cruciales à venir en France, en Italie, en Espagne et en Pologne.
La question demeure : la chute d'Orban annonce-t-elle un effritement du populisme aux quatre coins de l'Europe? L'avenir politique du Rassemblement National pourrait dépendre de la réponse à cette question. Pendant ce temps, le parti continue de naviguer en eaux troubles, cherchant de nouveaux alliés et moyens pour influencer l'avenir de l'Union européenne.







