Emmanuel Macron a récemment pris position sur les commentaires jugés « inacceptables » de Donald Trump concernant les troupes de l'Otan déployées en Afghanistan. Dans des déclarations rapportées par l’Agence France Presse (AFP), le président français a souligné l'importance de la reconnaissance envers ces soldats qui ont servi durant un conflit prolongé.
Trump, lors d'une interview sur la chaîne Fox News, a minimisé le rôle des alliés en prétendant qu'ils étaient restés « un peu en retrait » pendant les deux décennies de guerre en Afghanistan. Ces propos ont suscité une vague de réactions indignées, Macron insistant sur le respect et la mémoire des soldats, notamment ceux qui ont fait le sacrifice ultime. Une source proche du président a précisé : « Ces déclarations n’appellent aucun commentaire, c’est aux familles de nos soldats que le chef de l'État souhaite apporter réconfort et reconnaissance. »
Des réactions indignées de l’Allemagne, l’Italie, le Danemark…
Le ministre des Armées, Catherine Vautrin, a rappelé que « 90 soldats français ont perdu la vie » en opérations. De même, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a évoqué le « lourd tribut » payé par son pays, avec 59 soldats ayant perdu la vie lors de ce conflit.
Le ministère des affaires étrangères italien, Antonio Tajani, a également exprimé sa préoccupation sur les propos de Trump, en honorant la mémoire des 53 militaires italiens tombés en Afghanistan. Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, a qualifié ces remarques de « insupportables », rappelant que 44 soldats danois avaient également perdu la vie.
Face à cette réaction internationale, la Maison Blanche a tenté de justifier les déclarations de Trump, affirmant que les États-Unis avaient contribué davantage à l'Otan que tout autre membre, à peine deux jours après que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ait qualifié les avis de Trump de « insultants ».
Ces événements soulignent la complexité des relations entre les alliés de l'Otan, et mettent en lumière les tensions persistantes sur le rôle partagé des nations dans des missions internationales.
Cette situation rappelle que, malgré les mésententes, le respect dû aux soldats et à leurs sacrifices doit rester une priorité pour tous.







