Alors que certaines écoles redoutent l'impact des vagues de chaleur, les examens du brevet des collèges se tiendront comme prévu le vendredi 26 juin. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a confirmé que les 850 000 élèves de 3e de France passeront l’épreuve écrite de français sans report.
Lors d'un point de crise avec les syndicats, il a été annoncé que des « pauses fraîcheur » seraient intégrées entre chaque partie de l’épreuve – dictée, rédaction et grammaire – permettant aux élèves de se désaltérer et de récupérer. « Chaque élève pourra se rafraîchir dès la première heure », a ajouté le ministre. Cette mesure entraînera un léger décalage horaire, et l’épreuve se terminera à 12h15.
Des mesures pour assurer le confort des candidats
Cette initiative fait écho à une préoccupation croissante concernant la gestion des examens durant les périodes de forte chaleur. En effet, après les répercussions de la canicule de 2019, qui avait conduit au report des examens, le gouvernement a opté pour une approche proactive cette fois-ci. « Les conditions d'examen doivent être révisées pour garantir le bien-être des élèves », explique l'expert en climatologie Dr. Lucas Grandin, interrogé par France Info.
Un autre aménagement consiste à limiter le nombre d'élèves à 15 par salle, ce qui sera feasible grâce à la faible affluence dans les collèges à cette période, comme mentionné par le ministère. Cependant, la mise en œuvre de cette mesure pourrait poser défi en termes de surveillants, un sujet évoqué par le Snes-FSU. Ce syndicat a par ailleurs critiqué le ministère pour son « manque d’anticipation » face à cette crise climatique.
« Ne pas prendre des mesures de protection collective équivaut à individualiser les responsabilités », a déclaré Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat, qui a rapporté de nombreux incidents signalés dans plusieurs académies. Ce climat de tension pourrait miner la confiance des enseignants et des familles envers l'institution scolaire.
Dans ce contexte, il est essentiel de continuer à discuter des mesures d'urgence qui devraient être prises face aux conditions climatiques extrêmes. Les écoles et les collectivités engagées dans ce débat doivent être prêtes à s'adapter rapidement aux exigences de santé publique.







