En Normandie, la tempête Nils a transformé le quotidien des maraîchers, rendant leur travail de plus en plus ardu. À Vaux-sur-Aure, Maud et Bruno, un couple de cultivateurs, vivent cette réalité : « On fait les semis de petits pois, de salades et d'oignons, mais avec ces conditions, nous avons dû ralentir le rythme », confie Maud. Les fortes pluies et les rafales de vent affectent leur potager de deux hectares où ils cultivent près de 400 variétés de légumes.
Les maraîchers doivent composer avec une terre gorgée d'eau, et malgré leur résilience, Maud s'inquiète pour l’avenir. « Si ça dure trop, ça risque de pourrir, et on ne va pas avoir les légumes pour le printemps », s'inquiète-t-elle. La fatigue se fait également ressentir dans chaque déplacement : « On fait 500 mètres et on a l'impression de faire 15 kilomètres », ajoute Bruno, qui prône la patience et la prudence en attendant que le temps s'améliore.
Malgré les difficultés, le couple continue d'espérer que la prochaine vague de froid, prévue le week-end prochain, n’apportera pas trop de souffrances à leurs cultures. « Une flaque qui gèle peut casser un légume, mais la neige protège les récoltes », explique Maud. Dans l’immédiat, des réparations s’imposent suite aux dégâts causés par le vent, avec des frais estimés à plusieurs centaines d'euros pour la remise en état.
Les experts météorologiques, comme le service de prévisions de Météo-France, alertent sur la possible persistance d’événements climatiques extrêmes. « La Normandie n'est pas épargnée par ces tempêtes fréquentes, surtout pendant la période hivernale », explique un climatologue interrogé. Cela pose la question de la durabilité de l'agriculture face aux changements climatiques, un sujet qui préoccupe de plus en plus les agriculteurs.







