Avez-vous déjà succombé à une fringale dévorante, en dévorant des chips ou des pâtisseries sans réfléchir ? Cette impulsivité n'est pas entièrement de votre faute.
Lorsque la faim se fait ressentir, notre bon sens semble s'évanouir : notre cerveau passe en mode automatique. Cette réaction n'est pas qu'une simple impression ; elle est réellement ancrée dans notre physiologie.
À travers des mécanismes biologiques complexes et des pressions modernes, nos choix alimentaires vacillent dès que la faim s'installe. Ces comportements dépassent largement la simple volonté individuelle. En effet, derrière ces écarts, se cachent des systèmes hormonaux et neuronaux en plein fonctionnement. Heureusement, il existe des stratégies simples pour retrouver le contrôle à condition d’anticiper.
Pourquoi la faim perturbe nos décisions
La survie prend le dessus
En cas de faim, certaines zones du cerveau, comme le striatum, l'amygdale et le cortex orbitofrontal, se mettent en éveil à la vue d'aliments riches en calories. Cela se produit bien plus intensément que lorsque nous sommes rassasiés.
Le souci ? Ces régions gèrent notre impulsivité et la recherche de gratification immédiate, pas notre capacité à raisonner.
En conséquence, nous sombrons vers des aliments riches, que nous savons pourtant nuisibles pour notre bien-être.
Ghréline, l'hormone clé à surveiller
La ghréline, sécrétée lorsque l'estomac est vide, est l'hormone à l'origine de la faim. Elle stimule non seulement l'appétit, mais aussi l'impulsivité, altérant notre jugement et augmentant notre vulnérabilité face aux tentations. Pendant ce temps, la leptine, l'hormone de la satiété, diminue, entraînant une baisse de notre contrôle.
Impact de la baisse de glucose sur nos choix
La sensation de faim est également accompagnée d'une chute du taux de glucose dans le sang, qui est une source d'énergie essentielle pour le cerveau. Lorsque cette ressource diminue, notre capacité de raisonnement s'estompe, nous rendant irritables et impatients. Ce phénomène a même donné naissance au terme "hangry", mélange de "hungry" et "angry".
3 astuces pour reprendre le contrôle
1. Établissez des règles avant de ressentir la faim
Pour éviter de faire des choix regrettables, il est primordial de ne pas laisser le hasard décider pour vous. Selon Gretchen Rubin dans son livre Better Than Before,
"Une habitude évite le besoin de contrôle, une décision a déjà été prise."
En d'autres termes, définir des règles simples à l'avance peut vous protéger lorsque votre cerveau se trouve en mode survie.
- Prévoyez vos repas et collations à l'avance.
- Fixez-vous des règles simples, par exemple : 'Je ne mange jamais devant un écran' ou 'Pas de sucré après 20h'.
- Gardez des en-cas sains à portée de main pour éviter les imprévus.
2. Identifiez vos déclencheurs
Fatigue, stress ou routine : les fringales ne surviennent pas par hasard. En ciblant les moments où vous craquez le plus, vous pouvez agir en amont. Posez-vous la question : "Pourquoi cette envie me prend-elle maintenant ?"
3. Optez pour un environnement sans tentations
Nos choix sont largement influencés par l'environnement. Un cerveau affamé face à un distributeur automatique a peu de chances de triompher. Choisissez des lieux où des options saines sont accessibles et où les pièges caloriques sont absents.
Récidiver, mais de manière consciente
Se laisser aller à un choix alimentaire peu judicieux de temps en temps ne constitue pas une catastrophe. C'est l'accumulation qui pose problème. En comprenant vos comportements et en adoptant des stratégies simples, vous pouvez contrer les tendances négatives sans culpabilité excessive à chaque écart.







