Le Sénat se réunit ce mercredi pour discuter de la proposition de loi relative à l'aide à mourir. Le texte, qui avait été adopté par l'Assemblée nationale, a été largement modifié, ne laissant plus place à une forme d'aide active à mourir. Au micro d'ICI, la sénatrice LR de Seine-et-Marne, Anne Chain-Larché, souligne : "La solution n'est pas forcément de donner la mort, mais de soulager".
Ce mercredi à partir de 16h30, les sénateurs voteront un projet qui diffère considérablement de celui proposé initialement par l'Assemblée. Après des débats mouvementés, le Sénat a choisi d'écarter toute idée de légalisation de l'aide à mourir. "Ce n'est pas un recul, bien au contraire", affirme Chain-Larché, qui a œuvré pour adopter un amendement axé sur le "meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance".
"Ce qu'a montré le Sénat, c'est qu'il existe une approche pour relancer ce débat", insiste-t-elle, ajoutant qu'il est également essentiel que la loi Claeys-Léonetti, qui interdit l'obstination déraisonnable, soit appliquée uniformément sur l'ensemble du territoire.
"La réflexion et le travail parlementaire doivent s'exercer"
Les groupes parlementaires plus conservateurs, notamment ceux du parti Les Républicains sous la direction de Bruno Retailleau, se sont largement mobilisés, parvenant à rallier la majorité des sénateurs. Ainsi, la proposition de loi du député Olivier Falorni, qui visait à instaurer un cadre strict pour l'aide à mourir, a été pratiquement vidée de son contenu initial.
Certains sénateurs n'ont pas manqué de qualifier le texte remanié de "fantôme" ou "dégradé", alors qu'ils doivent statuer sur une version jugée incohérente. Des membres de la gauche craignent même que ce texte, s'il était approuvé, ne contredise la loi actuelle, qui permet la "sédation profonde et continue jusqu'au décès" pour certains patients en fin de vie.
En s'adressant aux personnes malades, Chain-Larché a exprimé sa volonté de prendre en compte tous les cas de figure, tout en soulignant que "la navette parlementaire suit son cours". Elle souligne également : "Je pense que la réflexion et le travail parlementaire doivent s'exercer pour que l'on aboutisse à la meilleure des solutions". Cette approche souligne l'enjeu crucial d'un débat qui touche au cœur de la dignité humaine et du droit à une fin de vie sereine.







