Ce jeudi 12 février 2026, la cour d'appel de Caen s'est penchée sur la situation délicate de l'usine Lecas Industries à Nersac, une filiale du groupe Hamelin. En juin 2025, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire, plongeant une trentaine de salariés dans l'incertitude. Depuis cette décision, ces derniers n'ont reçu ni salaires ni indemnités, et se sont mobilisés pour assister à l'audience, espérant des réponses.
Les employés, souvent présents dans l'entreprise depuis des décennies, témoignent d'une déception amère et d'une angoisse palpable. Comme l'explique un ancien salarié, « il est difficile de rester paisible alors que l'on a souvent sacrifié sa jeunesse à ce travail ». De plus, les problèmes de gestion et de transparence ont été évoqués. Selon une source proche du dossier, certaines erreurs dans la gestion financière de l'entreprise pourraient être à l'origine de cette situation critique.
Mais derrière cette histoire de liquidation se cache une question plus complexe : s'agit-il d'une cessation de paiements réelle ou artificielle ? Les experts s'interrogent sur les véritables motivations de la direction et sa communication envers les employés. Le collectif des salariés a même porté l'affaire devant le procureur de la République, cherchant à dénoncer des pratiques jugées douteuses. Une enquête de Ouest-France a mis en lumière les impacts dévastateurs de cette situation, à la fois sur les employés et sur l'économie locale.
Face à cette crise, un syndicat a appelé à la solidarité des travailleurs des filiales du groupe à travers la France, souhaitant faire pression pour une enquête approfondie sur la gestion de Hamelin. L'avenir de Lecas Industries et de ses employés est désormais entre les mains de la justice, mais la lutte pour un retour à la normale est loin d'être terminée.







