Patrick Marengo, tout juste élu président de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique, a convoqué une consultation démocratique afin de faire trancher les élus du Pays royannais sur le sort de trois nouvelles piscines ainsi que sur la réhabilitation de celle de Saujon. Ce projet, d'une valeur de 120 millions d’euros, nécessite une décision rapide.
En effet, l'ancien président de la Cara, Vincent Barraud, avait tenté de sécuriser le plan en le faisant adopter le 23 janvier dernier, juste avant les élections municipales. Cependant, Marengo, dès son accession à la présidence, a voulu rouvrir le débat. Ce projet comprend la construction de trois nouvelles piscines à Royan, Étaules et Cozes (47 millions d'euros) et la réhabilitation de celle de Saujon (4 millions d'euros), sans oublier les coûts d'exploitation à charge de la communauté.
Le dilemme : poursuivre ou résilier ?
C'est le mardi 26 mai que les élus devront décider : poursuivre le contrat actuel ou y mettre un terme, une résiliation coûtant environ 10 millions d'euros. En cas de résiliation, la Cara devra envisager soit l'abandon définitif du plan piscines, soit une redéfinition du projet.
"Les modalités précises et les conséquences d'une éventuelle résiliation seront à examiner plus en profondeur si cette option est retenue", explique la note de présentation de la consultation.
Ce vote, bien qu'il n'ait pas valeur juridique, pourrait jouer un rôle déterminant dans l'orientation future de ce projet. Les élus communautaires qui se prononceront sur ce dossier incluent 35 nouveaux représentants qui n'avaient pas participé au vote du 23 janvier, tandis que 28 d'entre eux avaient initialement donné leur accord en faveur du plan. Ce retournement pourrait engendrer des tensions au sein du Conseil.
Une pression palpable
Devant la Cara, des membres de l'association Pays royannais Environnement s'installeront pour rappeler leur opposition au projet, notamment celui de la piscine d'Étaules, projeté dans un lieu naturel sensible. La situation se complique, et certains élus se retrouveront sous pression pour prendre en compte ces revendications.
Le résultat de cette consultation pourrait être un tournant pour l’avenir des infrastructures aquatiques dans la région. Quelque soit la décision, les enjeux économiques et sociaux restent cruciaux pour le développement local.







