Les militants socialistes se réuniront pour voter ce jeudi de 17 à 22 heures sur le projet du PS pour le XXIe siècle. Ce projet, qui sera porté par le candidat désigné pour l'élection présidentielle de 2027, a été unanimement validé par les différents courants du parti. Pour la première fois, certaines fédérations voteront par voie électronique, une innovation saluée par de nombreux militants.
Elaboré sous la direction de l'eurodéputée Chloé Ridel, le synopsis a été présenté en avril et remanié grâce aux 3 500 amendements soumis par les adhérents. "Cette dynamique témoigne d'un désir collectif de débattre des enjeux fondamentaux", a déclaré Ridel, soulignant les tensions au sein du parti concernant la stratégie pour la présidentielle.
Vers un nouveau modèle de gauche
Le document affirme que le modèle de la social-démocratie doit être transformé pour répondre à une aspiration populaire à la liberté et à la dignité. "Il est temps de se réinventer comme une gauche radicale de gouvernement", assure Ridel, faisant allusion à des enjeux cruciaux tels que le "capitalisme prédateur" et l'impérialisme.
Parmi les mesures phares du projet, le PS propose d'augmenter le SMIC à 1 690 euros nets, d'introduire la taxe Zucman de 2 % sur les fortunes dépassant 100 millions d'euros et d'abolir la réforme des retraites de Borne, tout en préservant le régime par répartition.
Par ailleurs, le programme inclut des initiatives pour la régularisation des travailleurs étrangers, la réduction du nombre d'élèves par classe à 19, et l'intégration de représentants des salariés dans les conseils d'administration des entreprises. Les amendements suggérés par les militants comprennent également des mesures comme l'introduction d'une peine d'inéligibilité pour les condamnés pour injures raciales et la création d'un musée national sur l'histoire de la colonisation.
Avec des réformes ambitieuses, le Parti socialiste cherche à se repositionner dans le paysage politique en vue de 2027. Une tendance à laquelle certains experts, comme le politologue Jean-Claude Monod, prêtent un intérêt croissant, affirmant que "la transformation est nécessaire pour attirer de nouveau les électeurs déçus par l'absence de perspectives claires".







