Le dimanche 21 juin a vu une agitation croissante parmi les médias britanniques, alimentée par des spéculations sur une démission imminente de Keir Starmer, Premier ministre du Royaume-Uni. Le climat d'insatisfaction au sein du Parti travailliste, accentué par la récente victoire d'Andy Burnham lors d'une élection partielle, met Starmer en difficulté au 10, Downing Street.
Dans une tentative de contrer la pression croissante, Starmer espérait retrouver le soutien de ses ministres, comme il l'avait fait en février dernier, face à la demande de démission lancée par Anas Sarwar, le chef des travaillistes écossais. Cependant, l'isolement dont il fait l'objet semble le pousser vers la sortie, avec des annonces dans plusieurs journaux britanniques anticipant sa démission dès lundi, 22 juin.
"Keir Starmer devrait annoncer son départ du poste de Premier ministre lundi", rapporte The Guardian. La BBC ajoute qu'il existe des signes tangibles indiquant cette direction, tandis que The Telegraph évoque un parcours chaotique qui pourrait bien sceller son sort.
La “goutte d’eau qui fait déborder le vase”
Pendant plusieurs semaines, Starmer, convaincu de pouvoir redresser la situation avant les législatives de 2029, avait affiché sa détermination à rester en poste. Toutefois, sa confiance a été ébranlée par la victoire tardive d'Andy Burnham, un événement jugé par certains comme “la goutte d’eau qui fait déborder le vase”, selon l'analyse de la BBC.
Le vendredi 19 juin, alors qu'il tentait de rassembler ses partisans, Starmer s'est heurté à l'indifférence : une source gouvernementale a révélé à The Telegraph qu'il avait « contacté un groupe restreint de ministres » sans succès, la plupart lui conseillant de préparer un calendrier de démission.
“L'ambiance au sein du gouvernement a changé ces dernières 48 heures”, a constaté la BBC. Bien que Peter Kyle, ministre des Entreprises, n'ait pas confirmés les rumeurs de démission, il a mentionné que le Premier ministre était conscient des ‘réalités politiques’.
Impopularité croissante
Pour bon nombre de députés travaillistes, le problème réside dans la personnalité même de Starmer. La BBC indique que “les députés estiment qu'il est personnellement impopulaire et que cela freine le développement de son parti”. Sous son mandat, divers scandales ont terni son image, notamment concernant les aides hivernales pour les personnes âgées ou la nomination controversée de Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis, ce dernier étant lié à Jeffrey Epstein.
Les médias se interrogent sur l'avenir : Andy Burnham paraît prêt à hériter du poste, bénéficiant du soutien d'un nombre croissant de députés. Cependant, Peter Kyle, connu pour sa proximité avec Wes Streeting, déjà candidat à la tête du parti, a exprimé des doutes quant à une nomination rapide de Burnham sans consultation électorale. “Changer de leader ne garantit pas nécessairement un redressement”, a-t-il observé, en référence à l'histoire du Parti conservateur.







